Grande fĂȘte gastronomique en Dordogne : les raisons de l’arrĂȘt du TrophĂ©e Jean-RougiĂ©

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La grande fĂȘte gastronomique de Sarlat a longtemps tournĂ© autour d’un concours culinaire devenu mythique : le TrophĂ©e Jean-RougiĂ©. Son arrĂȘt rĂ©cent a surpris beaucoup de monde, surtout parmi les passionnĂ©s de gastronomie française et de produits locaux.

Peu de temps ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir : ⏱
✅ Le TrophĂ©e Jean-RougiĂ©, vitrine de la cuisine pĂ©rigourdine et de la truffe, s’est arrĂȘtĂ© Ă  Sarlat aprĂšs la fermeture du site RougiĂ© et des tensions avec le groupe Euralis.
✅ La marque du trophĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e puis cĂ©dĂ©e aux hĂ©ritiers de Jean RougiĂ©, empĂȘchant l’organisation du concours par Euralis sous ce nom. ⚖
✅ Cet arrĂȘt d’évĂ©nement ne signe pas la fin de la fĂȘte gastronomique en Dordogne : Sarlat et ses partenaires rĂ©inventent la mise en avant des jeunes cuisiniers et des produits du terroir.
✅ Si tu aimes les festivals culinaires et la tradition gastronomique, il existe d’autres rendez-vous inspirants Ă  dĂ©couvrir, en Dordogne et ailleurs. đŸ·

Une grande fĂȘte gastronomique en Dordogne bousculĂ©e : comprendre l’arrĂȘt du TrophĂ©e Jean-RougiĂ©

Pour bien saisir les raisons de l’arrĂȘt du TrophĂ©e Jean-RougiĂ©, il faut remonter Ă  son rĂŽle central dans la vie de Sarlat. Ce concours n’était pas juste un prĂ©texte Ă  faire des toasts au foie gras : il incarnait une vision exigeante de la gastronomie française, ancrĂ©e dans la cuisine pĂ©rigourdine et ouverte aux jeunes talents.

Créé en 2009 par trois piliers – la Ville de Sarlat, la Maison RougiĂ© et la Maison Pebeyre, rĂ©fĂ©rence de la truffe – le trophĂ©e s’est imposĂ© comme un moment fort de la FĂȘte de la truffe. Tous les ans en janvier, des Ă©lĂšves d’écoles hĂŽteliĂšres s’affrontaient autour de recettes centrĂ©es sur le foie gras et la truffe. Le jury, composĂ© de grands chefs, dĂ©partageait les candidats dans une ambiance Ă  la fois bienveillante et ultra-professionnelle.

Une exigence symbolique marquait le niveau du concours : le prĂ©sident du jury devait ĂȘtre un chef trois Ă©toiles. GrĂące au carnet d’adresses de la famille RougiĂ©, cette condition a Ă©tĂ© remplie Ă  chaque Ă©dition. Pour les jeunes cuisiniers, se retrouver face Ă  ces stars, c’était un peu comme entrer par la grande porte dans le monde des concours de haut niveau.

Le public, lui, profitait d’une vraie fĂȘte gastronomique : dĂ©monstrations, dĂ©gustations, stands de produits locaux, rencontres avec les producteurs. Le trophĂ©e faisait office de locomotive pour toute la vie culinaire de Sarlat. Il renforçait aussi l’image de la Dordogne comme destination oĂč l’on vient autant pour les chĂąteaux que pour un morceau de foie gras poĂȘlĂ© avec une lamelle de truffe.

Le tournant arrive quand le groupe coopĂ©ratif Euralis, propriĂ©taire de la marque RougiĂ©, dĂ©cide de fermer l’atelier de transformation de canard de Sarlat. La dĂ©cision, actĂ©e au printemps, laisse 73 salariĂ©s sur le carreau et crĂ©e une onde de choc dans le bassin Ă©conomique. Dans ce climat tendu, continuer Ă  cĂ©lĂ©brer la marque RougiĂ© Ă  travers le trophĂ©e, en plein centre-ville, devenait politiquement et humainement trĂšs dĂ©licat.

La municipalitĂ©, d’abord, a cherchĂ© une voie mĂ©diane. Des discussions sont engagĂ©es avec Euralis pour maintenir le concours Ă  Sarlat, mais sur un rythme biennal, avec une alternance calĂ©e sur les Bocuse d’Or. L’idĂ©e est de conserver un Ă©vĂ©nement fort, mais adaptĂ© Ă  une nouvelle donne industrielle et sociale.

Cependant, la relation se dĂ©grade. Le maire de Sarlat, exaspĂ©rĂ© par l’attitude d’Euralis sur le dossier industriel, finit par couper le dialogue. Dans ce climat, une dĂ©couverte au mois d’aoĂ»t fait l’effet d’une Ă©tincelle : sur le site d’Euralis, des inscriptions au TrophĂ©e Jean-RougiĂ© 2026 sont ouvertes, avec un concours annoncĂ© Ă  Paris, sans que la Ville, pourtant cofondatrice, n’ait Ă©tĂ© informĂ©e.

Ce passage en force pousse la commune Ă  rĂ©agir vite. Un cabinet d’avocats est mandatĂ© pour empĂȘcher la tenue du concours tel qu’annoncĂ©. L’arrĂȘt de l’évĂ©nement Ă  Sarlat n’est donc pas seulement liĂ© Ă  la fermeture de l’usine, mais aussi Ă  un bras de fer sur le nom, le sens et l’ancrage de ce trophĂ©e.

Au-delĂ  du conflit, ce qui se joue lĂ , c’est une question simple : Ă  qui appartient l’ñme d’un festival culinaire ? À la marque qui le finance, Ă  la ville qui l’accueille, ou aux familles et artisans qui l’ont fait grandir au fil des annĂ©es ? C’est cette tension entre Ă©conomie, identitĂ© locale et tradition gastronomique qui Ă©claire vraiment la fin du trophĂ©e dans sa version sarladaise.

dĂ©couvrez les raisons de l'arrĂȘt du trophĂ©e jean-rougiĂ© lors de la grande fĂȘte gastronomique en dordogne, un Ă©vĂ©nement clĂ© cĂ©lĂ©brant la richesse culinaire de la rĂ©gion.

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Entre fermeture de site et bataille de marque : les vraies raisons de l’arrĂȘt de l’évĂ©nement

Pour comprendre en profondeur la raison de l’annulation du TrophĂ©e Jean-RougiĂ© Ă  Sarlat, il faut regarder trois Ă©lĂ©ments : la fermeture de l’usine, la stratĂ©gie d’Euralis et la question de la propriĂ©tĂ© du nom. Tout est mĂȘlĂ©.

D’abord, la fermeture du site RougiĂ© Ă  Sarlat marque une rupture nette. La ville perd un employeur historique, symbole de la filiĂšre foie gras. Les salariĂ©s se retrouvent dans une situation difficile, les nĂ©gociations sociales sont tendues, et la population suit l’affaire de prĂšs. Dans ce contexte, organiser un concours cĂ©lĂ©brant le foie gras RougiĂ©, avec paillettes et camĂ©ras, pendant que les familles se battent encore pour leurs emplois, aurait envoyĂ© un message dissonant.

Ensuite, la volontĂ© d’Euralis de dĂ©placer le concours vers Paris, dans un salon gastronomique, traduit un changement de cap. Le groupe coopĂ©ratif semble vouloir capitaliser sur le prestige du TrophĂ©e Jean-RougiĂ© pour renforcer sa visibilitĂ© nationale et internationale, moins dĂ©pendante d’un ancrage local prĂ©cis. Pour une marque, c’est logique. Pour une ville qui a portĂ© l’évĂ©nement dĂšs le dĂ©part, c’est vĂ©cu comme une dĂ©possession.

Face Ă  cela, Sarlat rĂ©agit sur un terrain trĂšs concret : le droit des marques. La commune dĂ©pose fin 2024 la marque « TrophĂ©e Jean-RougiĂ© » Ă  l’INPI en tant que marque verbale protĂ©gĂ©e. Une fois ce dĂ©pĂŽt effectuĂ©, la Ville est en position de bloquer l’utilisation du nom par Euralis sans son accord. C’est une maniĂšre de rappeler que l’histoire du concours ne peut pas ĂȘtre réécrite unilatĂ©ralement.

La municipalitĂ© finit par cĂ©der le label non pas Ă  Euralis, mais aux deux fils de Jean RougiĂ©, contre un montant couvrant les frais de dĂ©pĂŽt et d’avocats, environ 1 390 €. Ce geste est trĂšs symbolique : il rend le nom du trophĂ©e Ă  la famille qui l’a incarnĂ©. DĂ©sormais, le groupe coopĂ©ratif peut certes crĂ©er un nouveau concours, mais pas un TrophĂ©e RougiĂ© avec ce label prĂ©cis.

Pour toi qui t’intĂ©resses Ă  la tradition gastronomique et aux concours, cette histoire montre Ă  quel point un Ă©vĂ©nement culinaire de haut niveau dĂ©passe la simple cuisine. On y retrouve :

  • đŸœïž Des enjeux Ă©conomiques forts (emplois, sites de production, image de marque).
  • đŸ›ïž Une bataille d’identitĂ© entre un territoire et un groupe agroalimentaire.
  • 📜 Une dimension juridique autour de la propriĂ©tĂ© des noms et des labels.
  • ❀ Un attachement affectif des habitants et des professionnels Ă  « leur » fĂȘte gastronomique.

Les mĂȘmes tensions existent ailleurs, mais prennent ici une couleur trĂšs particuliĂšre, car il s’agit de foie gras, de truffe, de chefs Ă©toilĂ©s et de jeunes en formation. C’est tout un petit théùtre de la gastronomie française qui se joue sur quelques dĂ©cisions de conseil municipal et de comitĂ© de direction.

Si tu aimes suivre ce type de dynamiques, tu peux retrouver des exemples similaires de transformation de grands rendez-vous culinaires dans des Ă©vĂ©nements comme certains festivals gastronomiques rĂ©gionaux, oĂč l’équilibre entre sponsors, collectivitĂ©s et artisans doit ĂȘtre constamment renĂ©gociĂ©.

Au final, l’arrĂȘt de l’évĂ©nement Ă  Sarlat n’est pas un simple « on arrĂȘte tout ». C’est une recomposition : la marque change de mains, le groupe industriel rĂ©oriente sa stratĂ©gie, la Ville repense sa maniĂšre de cĂ©lĂ©brer les produits locaux. La page n’est pas blanche, elle est réécrite autrement.

Cette réécriture ouvre d’ailleurs la porte Ă  une autre question : comment continuer Ă  faire vivre une grande fĂȘte gastronomique en Dordogne, sans ce concours emblĂ©matique ?

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Ce que le Trophée Jean-Rougié apportait à la cuisine périgourdine et à la gastronomie française

Au-delĂ  du feuilleton autour de son nom, le TrophĂ©e Jean-RougiĂ© a profondĂ©ment marquĂ© la cuisine pĂ©rigourdine et l’image de la Dordogne. Comprendre ce qu’il apportait permet aussi de mesurer ce qui manque aujourd’hui
 et ce qu’il faudra rĂ©inventer.

D’abord, ce concours Ă©tait une formidable machine Ă  rĂ©vĂ©ler des jeunes talents. Des Ă©lĂšves d’écoles hĂŽteliĂšres, parfois issus de rĂ©gions trĂšs Ă©loignĂ©es, venaient se frotter Ă  des Ă©preuves centrĂ©es sur les produits locaux : foie gras, truffe, canard, jus corsĂ©s, sauces montĂ©es au dernier moment. Pour eux, c’était une immersion accĂ©lĂ©rĂ©e dans le terroir du PĂ©rigord.

Beaucoup repartaient ensuite avec une nouvelle maniĂšre de voir la cuisine : plus prĂ©cise sur les cuissons, plus respectueuse de la matiĂšre premiĂšre, plus attentive Ă  la saisonnalitĂ©. Certains ont poursuivi leur route en Ă©toilĂ©s, d’autres ont montĂ© des bistrots crĂ©atifs, parfois en gardant dans un coin de la tĂȘte l’ombre d’un plat prĂ©sentĂ© Ă  Sarlat.

Ensuite, le trophĂ©e Ă©tait un outil de pĂ©dagogie massive auprĂšs du grand public. Voir des candidats travailler un foie gras mi-cuit, bien dĂ©nervĂ©, Ă  juste tempĂ©rature, ou apprendre Ă  rĂąper la truffe finement plutĂŽt que de la massacrer au couteau, ça change la façon de cuisiner Ă  la maison. Tu connais peut-ĂȘtre cette sensation aprĂšs un atelier ou une journĂ©e gastronomique : on rentre avec des idĂ©es, mais aussi des gestes.

Sur place, la fĂȘte gastronomique prenait diffĂ©rentes formes :

  • 👹‍🍳 Des dĂ©monstrations de chefs qui montraient des recettes rĂ©alisables chez soi.
  • đŸ§ș Des stands de producteurs pĂ©rigourdins, fiers de faire goĂ»ter leurs produits.
  • đŸ„‚ Des moments de convivialitĂ© oĂč touristes et locaux se mĂ©langeaient autour d’un verre.
  • 📾 Des instants trĂšs « carte postale » dans la citĂ© mĂ©diĂ©vale, entre pierres dorĂ©es et senteurs de poĂȘlĂ©es.

Le trophĂ©e contribuait aussi Ă  rĂ©actualiser l’image de la gastronomie française. Loin d’ĂȘtre figĂ©, ce concours a, au fil des annĂ©es, intĂ©grĂ© des thĂšmes et des influences internationales. Des pays invitĂ©s Ă©taient mis Ă  l’honneur : Espagne, puis Canada, avec des chefs venus partager leur vision de produits parfois proches, parfois trĂšs diffĂ©rents.

RĂ©sultat : les candidats apprenaient Ă  concilier le respect du terroir pĂ©rigourdin avec des touches plus modernes : une pointe d’aciditĂ© Ă©voquant une marinade latino, un jeu de textures inspirĂ© de la cuisine nord-amĂ©ricaine, ou un dressage plus Ă©purĂ©, loin des assiettes surchargĂ©es d’autrefois.

Pour toi qui cherches des rendez-vous forts un peu partout en France, ce rĂŽle de passeur se retrouve dans d’autres Ă©vĂ©nements, par exemple certains rassemblements mĂȘlant fĂȘtes gastronomiques et marchĂ©s gourmands, ou encore des rencontres autour de l’art culinaire dans le sud-ouest. Chaque territoire invente sa façon de faire dialoguer tradition et modernitĂ©.

En Dordogne, l’empreinte du trophĂ©e reste donc double : il a consolidĂ© l’amour des habitants et des visiteurs pour la cuisine pĂ©rigourdine, tout en rappelant que cette cuisine gagne Ă  se frotter au monde. MĂȘme arrĂȘtĂ©, l’évĂ©nement laisse derriĂšre lui des gĂ©nĂ©rations de cuisiniers marquĂ©s par cette expĂ©rience. Et ça, aucun arrĂȘt d’évĂ©nement ne peut l’effacer.

La question est maintenant de savoir comment cette Ă©nergie pourra ĂȘtre redirigĂ©e vers d’autres formats, sans perdre ce lien fort entre jeunes, chefs, terroir et plaisir partagĂ©.

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Et maintenant ? Comment Sarlat rĂ©invente sa fĂȘte gastronomique sans le TrophĂ©e Jean-RougiĂ©

L’arrĂȘt du TrophĂ©e Jean-RougiĂ© aurait pu laisser un grand vide dans le calendrier culinaire de la Dordogne. Pourtant, la dynamique gastronomique locale ne s’est pas Ă©teinte. Elle se transforme, et c’est lĂ  que ça devient intĂ©ressant pour toi si tu prĂ©pares un sĂ©jour ou que tu es pro du secteur.

D’une part, la FĂȘte de la truffe continue d’exister. La Maison Pebeyre, cofondatrice historique du trophĂ©e, reste un partenaire majeur de cet Ă©vĂ©nement hivernal. Les marchĂ©s de truffes, les dĂ©monstrations de cavage, les ateliers de cuisine autour de ce diamant noir attirent toujours autant. On y parle moins du trophĂ©e, mais tout autant de recettes, de saisonnalitĂ©, de maturitĂ© des truffes.

D’autre part, la ville et les acteurs locaux rĂ©flĂ©chissent Ă  d’autres formats pour valoriser la jeunesse et la crĂ©ativitĂ© culinaire. PlutĂŽt que de chercher Ă  « copier-coller » le concours disparu, des pistes Ă©mergent : rĂ©sidences de chefs invitĂ©s, collaborations avec des restaurants rĂ©gionaux, dĂźners Ă  quatre mains, ou encore temps forts centrĂ©s sur la cuisine durable et les circuits courts.

Tu le vois d’ailleurs dans d’autres rĂ©gions : les festivals gastronomiques nouvelle gĂ©nĂ©ration ne se contentent plus de remettre des trophĂ©es. Ils organisent des rencontres avec des maraĂźchers, des dĂ©gustations sans viande, des masterclasses autour du pain, du cafĂ©, du vin nature
 À Sarlat, ce virage est en train de se dessiner, doucement mais sĂ»rement.

Un autre enjeu important, c’est le lien entre l’évĂ©nement et les restaurants de la rĂ©gion. La fin du trophĂ©e pousse certains chefs Ă  prendre le relais Ă  leur maniĂšre. Menus spĂ©ciaux autour de la truffe, cartes Ă©phĂ©mĂšres valorisant un producteur prĂ©cis, soirĂ©es « accord mets et vins du PĂ©rigord », tout ça contribue Ă  maintenir une vraie fĂȘte gastronomique Ă  l’échelle de la ville.

Pour toi, cĂŽtĂ© pratique, cela signifie qu’un sĂ©jour Ă  Sarlat et en Dordogne reste trĂšs riche en dĂ©couvertes :

  • đŸ· DĂźners chez des chefs qui s’inspirent de l’esprit du trophĂ©e pour proposer des menus de saison.
  • 🧀 MarchĂ©s de producteurs oĂč tu peux discuter directement avec ceux qui Ă©lĂšvent, cultivent et transforment.
  • đŸ„– Balades gourmandes combinant patrimoine mĂ©diĂ©val et pauses sucrĂ©es-salĂ©es.
  • 🌿 Initiatives plus engagĂ©es autour d’une gastronomie responsable, Ă  l’image de certains festins sans chair qui repensent la fĂȘte autour du vĂ©gĂ©tal.

Cette recomposition oblige aussi les institutions Ă  clarifier leur vision : veut-on avant tout un grand concours d’excellence, un moment populaire de partage, ou un laboratoire de la cuisine de demain ? Ne pas avoir de trophĂ©e tout fait laisse la libertĂ© de rĂ©pondre autrement Ă  ces questions.

Pour les pros – restaurateurs, artisans, producteurs – c’est un moment Ă  saisir. Ceux qui sauront se positionner avec des propositions claires, sincĂšres et bien ancrĂ©es dans le terroir pourront devenir les nouveaux repĂšres gourmands du coin. Un peu comme certains nouveaux restaurants gastronomiques en rĂ©gions qui se servent de ce type de transition pour affirmer une identitĂ© trĂšs forte.

Au fond, l’arrĂȘt du TrophĂ©e Jean-RougiĂ© rappelle une chose simple : un territoire culinaire ne tient pas Ă  un seul Ă©vĂ©nement, mĂȘme prestigieux. Il tient Ă  un tissu vivant de tables, de marchĂ©s, de artisans et de moments partagĂ©s. Tant que ce tissu reste solide, la fĂȘte ne s’arrĂȘte pas, elle change juste de dĂ©cor.

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Conseils pour profiter de la Dordogne sans le TrophĂ©e Jean-RougiĂ© : garder l’esprit du festival culinaire

MĂȘme sans ce concours emblĂ©matique, tu peux vivre en Dordogne une expĂ©rience qui garde l’esprit d’un vrai festival culinaire. Il suffit d’aborder ton sĂ©jour (ou ta veille pro) avec la bonne grille de lecture et quelques rĂ©flexes simples.

Pour commencer, privilĂ©gie les expĂ©riences oĂč tu peux voir les gestes de cuisine. Au lieu de te contenter d’un repas assis, cherche :

  • 🍳 Les cours de cuisine autour du foie gras et de la truffe, souvent proposĂ©s en hiver.
  • đŸ§‘â€đŸŒŸ Les visites d’exploitations de canards ou de producteurs de noix, suivies d’une dĂ©gustation.
  • 🍼 Les ateliers plus ludiques pour apprendre Ă  revisiter les classiques pĂ©rigourdins (tourin, confit, desserts Ă  la noix).

Ensuite, pense ton itinĂ©raire comme une succession de « petits trophĂ©es » personnels. À chaque Ă©tape, pose-toi une question inspirĂ©e de l’esprit du concours : quel produit local dĂ©couvre-t-on ici ? Quel chef le met le mieux en valeur ? Quel geste a Ă©tĂ© le plus marquant ? Cette maniĂšre de voyager transforme chaque halte en mini-Ă©preuve gourmande, sans stress ni podium.

Si tu es en quĂȘte d’idĂ©es plus larges, jette un Ɠil Ă  des formats d’escapades culinaires dĂ©jĂ  testĂ©s dans d’autres rĂ©gions. MĂȘme si le dĂ©cor change, la logique reste proche : tisser un fil entre terroir, bonnes adresses, rencontres humaines et dĂ©couvertes de saison.

Pour les professionnels, l’arrĂȘt du trophĂ©e peut mĂȘme devenir une opportunitĂ© de monter des Ă©vĂ©nements plus ciblĂ©s :

  • 📚 Des journĂ©es de formation croisĂ©e entre cuisiniers et producteurs.
  • đŸ· Des rencontres autour des accords mets et vins du Sud-Ouest, en petit comitĂ©.
  • 🧑‍🍳 Des « battles » amicales entre jeunes chefs locaux, moins formelles qu’un grand concours, mais tout aussi stimulantes.

Tu peux t’inspirer de rendez-vous existants, comme certains Ă©vĂ©nements mĂȘlant histoire, patrimoine et ripaille, qui montrent qu’on peut faire vivre une ville entiĂšre au rythme des casseroles et des histoires de table, sans forcĂ©ment passer par un trophĂ©e ultra-mĂ©diatisĂ©.

Dernier conseil : garde l’Ɠil ouvert sur les nouvelles tables et les initiatives locales. Beaucoup de belles histoires naissent de petites adresses qui osent un plat, une carte, un format de soirĂ©e. C’est souvent lĂ  que se loge l’esprit le plus fidĂšle d’un grand concours disparu : dans le regard brillant d’un jeune chef qui envoie son plat en salle avec la mĂȘme concentration que s’il Ă©tait devant un jury.

En rĂ©sumĂ©, mĂȘme si le TrophĂ©e Jean-RougiĂ© s’est Ă©teint Ă  Sarlat, l’envie de bien manger, de partager, de cĂ©lĂ©brer les produits locaux et la gastronomie française n’a jamais Ă©tĂ© aussi vivante. À toi de jouer, en allant au-devant des assiettes, des producteurs et des cuisiniers qui font battre le cƓur gourmand de la Dordogne. đŸ„‚

Moments Ă  vivre en Dordogne aprĂšs le trophĂ©e 🎯 Pourquoi c’est intĂ©ressant 😋
Marché de producteurs un samedi matin Rencontrer directement ceux qui font le foie gras, les noix, les fromages, et comprendre leurs saisons.
DĂźner dans une auberge centrĂ©e sur la cuisine pĂ©rigourdine Retrouver l’esprit du concours dans des assiettes simples mais parfaitement exĂ©cutĂ©es.
Atelier truffe en hiver DĂ©couvrir les gestes essentiels et les bonnes pratiques pour ne pas gĂącher ce produit d’exception. 🍄
Balade patrimoniale + pause gastronomique Lier patrimoine, paysages et dégustation, comme le faisaient les visiteurs du trophée.

Le Trophée Jean-Rougié reviendra-t-il un jour à Sarlat ?

Sous ce nom et dans sa forme historique, le trophĂ©e est aujourd’hui entre les mains de la famille RougiĂ©. La ville de Sarlat a cĂ©dĂ© la marque Ă  ses hĂ©ritiers, et le groupe Euralis ne peut plus utiliser ce label. Rien n’interdit d’imaginer d’autres concours ou Ă©vĂ©nements culinaires Ă  Sarlat, mais ils porteront forcĂ©ment un autre nom et une nouvelle identitĂ©.

Y a-t-il encore une grande fĂȘte gastronomique Ă  Sarlat sans le trophĂ©e ?

Oui. La FĂȘte de la truffe et les animations autour des produits locaux se poursuivent. Ce qui change, c’est l’absence du concours tel qu’on l’a connu. La dynamique reste bien prĂ©sente : dĂ©monstrations, marchĂ©s, menus spĂ©ciaux dans les restaurants et initiatives portĂ©es par les chefs et producteurs locaux.

Peut-on encore dĂ©couvrir la cuisine pĂ©rigourdine dans le mĂȘme esprit que le trophĂ©e ?

Tout Ă  fait. En rĂ©servant dans de bonnes tables de Sarlat et des environs, en visitant des producteurs de foie gras, de noix ou de truffes, tu retrouveras cet esprit d’exigence et de gourmandise. Les gestes appris et transmis pendant des annĂ©es de concours sont dĂ©sormais intĂ©grĂ©s au quotidien des cuisiniers locaux.

Pourquoi la marque Trophée Jean-Rougié a-t-elle été protégée par la Ville ?

La Ville de Sarlat a dĂ©posĂ© la marque Ă  l’INPI pour Ă©viter que le concours ne soit dĂ©localisĂ© et exploitĂ© sans son accord, alors qu’elle en Ă©tait cofondatrice. Cette protection a ensuite permis de cĂ©der proprement le label Ă  la famille de Jean RougiĂ©, plutĂŽt qu’au groupe industriel Euralis.

Quels autres festivals culinaires dĂ©couvrir si on aime ce type d’évĂ©nement ?

Tu peux te tourner vers d’autres rendez-vous rĂ©gionaux qui mettent en avant terroir, jeunes chefs et convivialitĂ© : festivals gastronomiques, journĂ©es dĂ©diĂ©es Ă  un produit, dĂźners Ă  plusieurs mains
 Certains, comme ceux prĂ©sentĂ©s sur Obatik autour de la cuisine du sud-ouest ou d’autres rĂ©gions, offrent des expĂ©riences trĂšs proches en termes d’esprit et de qualitĂ©.

Source: www.sudouest.fr

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